La palourde est un bivalve marin de forme légèrement trapézoïdale. Sa coquille est solide et couverte de stries concentriques et rayonnantes, formant un délicat quadrillage. Sa couleur varie du jaune plus ou moins clair au gris foncé, parfois tachetée de brun selon la nature du sol.
Comme la coque et la praire, la palourde est un coquillage fouisseur. Elle vit dans les sols sablo-vaseux à faible profondeur (5 à 10 cm ). La palourde est un coquillage qui possède un long organe tubulaire à orifices d'entrée et de sortie séparés qui va jusqu'en surface afin de lui permettre de se nourrir de l'eau riche en éléments nutritifs (phytoplancton).
Il existe la palourde mâle, grosse avec stries bien marquées, et la palourde femelle plus petite et plus lisse, mais également la palourde européenne et la japonaise.
En Loire Atlantique, l’arrêté préfectoral précise notamment les conditions de pêche de la palourde (arrêté n° 51/2002 du 22 janvier 2002) :La palourde se pêche au trou, à la main, au couteau pêche-palourde ou à la gratte à main, à l’exclusion du râteau, véritable outil destructeur. La taille minimum de prise est de 4 cm mesurée dans sa plus grande largeur, la quantité maximale autorisée est de 3kg.
Au préalable, on vérifiera bien sûr l’état sanitaire des coquillages sur le site de la DDASS par exemple, ou dans les mairies.
Sur la côte de Jade, on pêche la palourde sur Saint Brévin les Pins, la Bernerie en retz et plus au sud, dans le secteur du passage du gois et Noimoutier.
Si toutefois vous désirez pêcher la palourde vers le passage du Gois entre Noirmoutier et Beauvoir, sachez que l’arrêté préfectoral de Vendée permet malheureusement l’usage du râteau non grillagé muni d’un manche de 80 cm maximum.
Cet outil destructeur est utilisé par de nombreux pêcheurs de loisir et professionnels sur les côtes vendéennes, mais le ratissage des gisements perturbe l’écosystème et ne nous étonnons pas d’une disparition du coquillage à moyen terme, voire la mise en place d’une mesure de protection de la ressource. Sur la côte de Jade, la palourde est présente sur les espaces sablo-vaseux, mais la présence de nombreuses roches rendent impossible la pêche au râteau et l’usage du couteau devient alors évident.
C'est à la fin du printemps et l’été que l’on commencera à pêcher la palourde, quand les valves de cet animal sont pleines et où sa chair est la plus fine. Une telle pêche n'exige pas forcément qu'on se mouille, l'effectuer à pied sec ou presque est possible dans la plupart des cas. Avec de bons yeux, on pourra reconnaître ses deux petits trous laissés en surface en forme de huit. Cette pêche exige d’être délicat avec le sol afin de pouvoir explorer la zone de pêche dans les meilleures conditions. Surtout, laissez le chien et le petit frère à la maison si vous souhaitez réellement pêcher, sinon le sol marqué par les pas ne vous permettra pas de trouver les trous. On pourra également la pêcher dans les mares d’eau, mais là aussi, sans les compagnons et surtout sans vent qui viendrait rider la surface de l’eau.
Il ne reste plus alors qu'à positionner l’outil à quelques centimètres de la marque à environ 10 cm de profondeur. Pour les personnes souffrant de mal du dos, désolé, mais allez pêcher aux crevettes ou alors mettez vous à genoux, parce après la pêche, vous aurez du mal à vous relever. Question : Dois-je ramasser une palourde sur le sable ?
Bien sûr que non ! la palourde est un coquillage fouisseur on vous dit.
Vous laverez bien votre pêche, et au retour, vous ferez dégorger vos palourdes dans de l’eau de mer pendant 6h au frais. Avant consommation, vous les sortirez de l’eau ½ heure.
Les palourdes se consomment crues ou cuites.
Quelques photos sur la pêche au congre.
Des photos de cette marée d'Avril 2008.
Le poisson torpille
Beaucoup d'entre nous pêche ce poisson, par forcément agréable à toucher à cause de sensations de décharges électriques et pas très beau.
Chez nous, sur la côte de Jade, on l'appelle le Dalit.
On le pêche au filet par des vents de Nordet et eau claire, mais parfois les pêcheurs à la crevette vont en relever un dans leur chevrettière.
Comment le nettoyer?
Voici une méthode qui ne prétend pas être la meilleure.
Fabriquer ses plombs de pêche
Pour les pêcheurs à la ligne, fabriquez vous même vos plombs de pêche facilement.
Passionné de bateau semi rigide, et de pêche au bar, fred nous fait découvrir sa méthode de fabrication de plombs de pêche, avec toutes les précautions d'usage bien sur.
Si beaucoup de pêcheurs connaissent la pêche au congre à la ligne, à la palangre, à bord d’un bateau, en revanche, peu nombreux sont ceux qui pratiquent cette pêche à la foëne, mais sur la côte de Jade, les pêcheurs à pied connaissent bien cette pratique traditionnelle.
Bien connu, mais assez diversement apprécié, on reproche au congre, gastronomiquement parlant, la multiplicité de ses arêtes ce qui n'est sensible que chez de petits exemplaires de l'espèce et sans qu'on détermine bien pourquoi, le congre ne jouit pas d'un grand renom sur les tables de cuisine.
Par contre, le congre a pour lui la compacité d'une chair très blanche et une saveur particulière.
De couleur grise ou noire,
Le congre, Conger Conger de la famille des congridés a un corps serpentiforme puissant avec nageoires dorsale, caudale et anale continues.
L'œil est grand, la mâchoire supérieure légèrement proéminente. Le dos et les flancs sont brun gris à grisâtre, le ventre blanc. Sa taille maximale est de l’ordre de 2,50 m pour un poids d’environ 20 kg.
De couleur grise ou noire, le congre est un animal puissant, robuste, un carnassier redoutable et très agressif.
Certains plongeurs vous diront d’ailleurs de ne jamais regarder un congre en face !
La morsure du congre est extrêmement dangereuse et les pêcheurs se méfient toujours lors de la manipulation de cet animal imprévisible.
En France, on le rencontre près des côtes rocheuses et dans les épaves, jusqu'à 100 m de profondeur, parfois plus. Il vit plus ou moins caché la journée et sort la nuit pour chasser. C'est un poisson solitaire.
Le congre est un carnassier vorace. Ses mâchoires sont garnies d'une rangée externe d'incisives très serrées formant un bord tranchant .Cette dentition relativement polyvalente lui permet de s'attaquer à une grande variété de proies : des poissons d'abord, mais aussi des crustacés dont il brise la carapace grâce à ses puissantes mâchoires. Le congre est également un grand amateur de céphalopodes, poulpes, sèches, en particulier.
Le congre se pêche principalement à la ligne près des enrochements, digues, épaves ou au surf casting. Il est recherché pour la pêche sportive, car c'est un lutteur qui se défend vigoureusement. Il est également très prisé par les chasseurs sous-marins.
A la Bernerie en retz, lors des grandes marées, il est facile de rencontrer un pêcheur au congre à la foëne sur toute la chaîne de roches qui s’étend depuis les Grands Rochers près de la grande plage, jusqu’à la tour du Caillou, au large de Pornic, en passant par le Haut du Nor, Langoutière, Nor Garin, les Vés, etc..., des îlots rocheux que tous les pêcheurs initiés connaissent parfaitement bien.
Ces pêcheurs feront 2 à 3 km sur l’estran pour rejoindre leur endroit préféré pour traquer le congre dans les trous horizontaux formés dans la roche.
Jadis, dans ces trous, on y pêchait également le homard à la foëne, ainsi qu'on nous l'a appris naguère, car c'est généralement lui qui y faisait office de concierge à l’entrée du trou.
Certains pêcheurs vous citerons « le trou de la heur, les 6 trous, le trou du four, les trous du Sud, le trou de l’entrée…, il y a même le trou à Huguette dénommé le jour ou le père Roland avait pêché un homard derrière Huguette qui venait de sortir un congre ; autant de trous dont ces pêcheurs saurons garder précieusement le secret de l’emplacement.
Selon la météo, on vous dira que les congres ne seront pas forcément au rendez vous compte tenu de la nuit claire, la présence de la lune faisant voyager le poisson, ou bien encore au mois d’août, « ils ont la queue chaude ! » ce qui veut dire qu’ils sont très nerveux.
Parfois, faute de congre, les pêcheurs feront une belle cuisine de bouquet pêché dans des trous assez larges et abrités.
La connaissance des trous n’est pas un hasard, souvent transmise de génération en génération, ou bien entre amis, cette pêche reste toutefois limitée en raison de la difficulté de repérage des trous, du matériel introuvable dans les magasins spécialisés, et de l’attrait même du poisson.
Cette pêche du congre à la foëne constitue un véritable sport, plein d'attraits, qui nécessite à la fois une forte dépense musculaire et un sens très poussé de l'orientation et singulièrement du repérage parce qu’à chaque marée, la configuration des lieux, la hauteur d’eau n’est pas la même d’une marée à l’autre.
La foëne métallique, à deux dents, d'une vingtaine de centimètres, est emmanchée sur une perche de bois souple mais résistant et d’une longueur de 3.50 à 4ml environ. Le pêcheur au congre sera équipé également d’un haveneau, crochet, couteau et son panier clos en osier ou rotin.
Ainsi armé, le pêcheur commencera à « foëner » son trou avec prudence, en s'efforçant de traduire les diverses vibrations de la foëne.
Avec un peu d'expérience, il parviendra assez vite à distinguer les chocs que subit la foëne en heurtant les parois non rectilignes de la cavité, des réactions sensibles du congre dès qu'il commence à bouger.
Il arrive cependant, que la disposition à tendance rectiligne du trou ne permette pas au poisson de s'abriter des pointes de la foëne. Le pêcheur « foëne » alors avec patience et doigté la cavité, en s'efforçant de l'explorer en tous sens, de manière à y piquer le congre. Ce harponnage n'est pas si facile qu'on le croit, le congre étant à la fois protégé par une peau épaisse et une rare souplesse de mouvements. Il faut souvent s'y reprendre à de nombreuses reprises avant de parvenir à embrocher profondément le poisson et surtout à l'extraire de son abri.
Si l'on réussit à ferrer solidement le congre, sa sortie s'effectuera aisément.
Mais, dès que le congre sera sorti de son trou, il conviendra de l’inciser profondément aussitôt derrière la tête, avant de le « débrocher ».
Cette étape facilite la libération de la foëne, surtout lorsque l'animal a été piqué au corps, ce qui est parfois le cas. Elle présente en outre l'avantage, pour le pêcheur, de le protéger des brutales morsures du congre.
Aujourd’hui, on dénombre environ une vingtaine de pêcheurs de congre pratiquant cette technique de pêche traditionnelle sur la Côte de Jade et particulièrement sur la Bernerie en retz.
La chair de ce poisson a une valeur calorifique relativement élevée. Aussi riche en protides que la viande, il est également riche en vitamines B, et en vitamines PP.
Il faut choisir de préférence les morceaux situés derrière la tête et dans le milieu du corps du poisson car vers la queue qui va en s'effilant, la proportion d'arêtes augmente par rapport à la chair.
Le congre peut s'accommoder grillé, poêlé, en brochettes, en soupe, et la bonne tenue de sa chair à la cuisson fait qu'on le cuisine souvent dans des préparations en sauce du type « matelote ».
La chair, pour les grillades et autres brochettes gagne à être marinée avec huile, citron, et aromates divers.